As-tu déjà eu le sentiment d’être rabaissé.e ou non respecté.e au travail ?
« Je vaux mieux que ça », « Comment il.elle a pu me faire ça ? « , « Il faut que je me fasse respecter » peuvent être des pensées qui te traversent… et t’empêchent d’avancer !
Ce sentiment n’est pas une fatalité – je te donne dans cet email quelques pistes pour faire face à ces situations inconfortables.
Je viens de parler en réunion, je me rassois et mon voisin me fait remarquer que j’ai rougi.
Imagine la suite :
- Je ne dis rien
- Je me défends en disant que non j’ai un peu chaud etc.
- J’attaque : de quoi tu te mêles ?
- …
Pour que ces conseils te soient utiles, je t’invite à les lire avec un exemple à toi en tête. Détaille-le autant que possible, par exemple en suivant les questions suivantes :
- Quelle est la personne qui te met mal à l’aise ?
- Peux-tu revenir à un événement précis qui t’a causé de l’embarras ?
- Quelle a été ta réaction ?
Repérer les situations récurrentes te permettra de reconnaître les moments où une de tes limites a été franchie, ou que pour une raison ou une autre tu as eu peur – car l’ego, ce moulin qui alimente tes pensées anxieuses et dévalorisantes, a toujours peur de disparaître.
Ta susceptibilité sur certains sujets vient probablement d’un problème d’acceptation de certains de tes attributs physiques ou comportementaux, comme le fait de rougir au cours des prises de parole en public dans l’exemple cité ci-dessus (le mien donc).
Si tu ne l’as pas encore fait, je t’invite vraiment à établir la liste des situations gênantes pour toi – bien sûr, tu pourras ensuite la brûler pour t’assurer que personne ne la lise.
Pour chaque situation, et chaque attribut associé, s’ouvre alors un travail d’acceptation. Inspirée par Lise Bourbeau, l’auteure du fameux Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même, je crois que tout ce que tu souhaites changer chez toi nécessite au contraire de l’accepter. Puis de l’assumer 🙂
Revenons à mon exemple, et à cette nouvelle réaction possible qui s’ouvre à moi :
- J’accepte ma vulnérabilité et réponds à mon voisin : oui, prendre la parole en public est un effort pour moi, je brave mes croyances limitantes qui me disent que je ne mérite pas l’attention. Je te remercie de me donner l’occasion de le partager avec quelqu’un. J’aimerais tant sentir ton soutien les prochaines fois. Est-ce que tu serais d’accord de me dire comment tu te sens quand je te partage ça ?
L’ouverture à la vulnérabilité, quand c’est fait de manière authentique, a cela de magique qu’elle fait tomber aussi les barrières du ou de la collègue. Tu as peut-être peur que la personne te réponde « tu es ridicule » mais je suis prête à parier que sa réaction sera plutôt « Pourtant j’ai toujours trouvé que tu parlais super bien en réunion ! » ou encore « Ah oui pour moi aussi c’est super difficile quand il y a du monde ». Prêt.e à tester ?
Enfin, une fois que tu as clarifié ce que tu vis dans la situation, que ton rythme cardiaque reste tranquille en pensant à l’événement, que tes pensées ne tournent plus en boucle sur le sujet, il te devient possible d’aller voir ce que vit l’autre personne (la fameuse empathie) : est-ce que ce que tu as vécu comme une “attaque” pourrait être pour lui.elle une “défense” ? de quoi pourrait-il.elle avoir peur ?


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